Jean-Baptiste Marie François BRESSON

[ Darney (88) , 15/08/ 1760 – Issy-les-Moulineaux (92) , 11/02/ 1832 ]

avocat

Député des Vosges (1795-1798).

Biographie vosgienne

1829 — Biographie historique et généalogique / Louis Antoine Michel

BRESSON Jean-Baptiste Marie François.- Parent des précédents [François Léopold et Charles Joseph], né à Darney (Vosges) vers 1760, actuellement à Paris, s’est fait remarqué à la Convention nationale par le courage avec lequel il émit son opinion dans le procès de Louis XVI. Il refusa de prononcer comme juge, et vota comme législateur pour la détention et l’exil à la paix.

On ne peut assez estimer le petit nombre de membres de cette convention, qui en sont sortis purs et sans tache : il faut voir les opinions de ces zélés défenseurs de la justice et de l’humanité : ce sont les Bresson, les Chiappe (Corse), les Lanjuinais (Ille-et-Vilaine), les Fanchet (Calvados), les Daunou (Pas-de-Calais), les Kersaint (Seine-et-Oise), et les Himbert (Seine-et-Marne) : il y avait un véritable courage à braver alors les rugissements des égorgeurs qui brandissaient hors des tribunes leurs bras ensanglantés, et à dicter soi-même sa proscription ou sa mort.

M. l’avocat Bresson est le beau-frère de M. Pellet, avocat à Épinal, surnommé le Barde des Vosges, auteur de plusieurs poésies fugitives remplies de grâce et de sentiments. On a cité avec le plus grand éloge ses Héllénides, le Réveil de la Grèce, le Dévouement, etc.

Voy. Fabvier, Stanislas.


1833 — Biographie universelle ou Dictionnaire historique

BRESSON (Jean-Baptiste-Marie-François), administrateur du district de Darney (Vosges), depuis la Révolution, fut élu, en septembre 1791, député suppléant de ce département à la législature, où il n’entra pas, puis, en septembre 1792, député à la Convention.

Il montra un grand courage lors du jugement de Louis XVI, déclara qu’il n’était pas son juge, et finit par demander, comme législateur, qu’il fût detenu jusqu’au moment où il serait possible de le bannir sans danger. Les Montagnards, dont il flétrissait l’opinion, profitèrent de ses relations avec quelques membres du parti de la Gironde, pour le comprendre dans les proscriptions qui suivirent la Revolution du 3l mai 179З. Mis hors la loi, il rentra pourtant, après le 9 thermidor, dans le sein de la Convention, devint, en I795, membre du conseil des Cinq-Cents, et en sortit en 1798.

Après le 18 brumaire, il fut nommé chef de division au ministère des affaires étrangères, et chargé de la direction de la comptabilité et des fonds de ce ministère, emploi qu’il occupa jusqu’en 1825. Il était d’ailleurs, depuis 1804, chevalier de la Légion-d’Honneur. Bresson aimait à cacher sa vie ou ses bonnes actions, et ses amis les plus intimes n’ont appris que par les Mémoires du comte de Lavalette le service qu’il lui avait rendu. Sans le connaître, au risque de sa fortune et de sa liberté, se souvenant qu’il avait été victime des réactions politiques, et que lui aussi avait dû la vie au dévouement de sa femme, il offrit un asile dans son appartement, aux Affaires-Etrangères, à cet homme condamné à l’échafaud.

Bresson mourut à Meudon le 11 février 18З2, âgé de 71 ans et demi.


[in Biographie universelle ou Dictionnaire historique contenant la nécrologie des hommes célèbres de tous les pays, etc.- Par une société de gens de Lettres, de professeurs et de bibliographes.- Paris : Furne libraire-éditeur, 1833.- Tome 6, page 40].

1841 — Dictionnaire encyclopédique de la France

BRESSON (Jean-Baptiste-Marie-François), député par le département des Vosges à la Convention nationale, se montra partisan de ce qu’il appelait « l’Évangile de la douce et sage liberté » et eut le courage de son opinion.

Pendant le procès de Louis XVI, il se borna à demander la détention du monarque, jusqu’à ce qu’il fût possible de le bannir. Mis hors la loi après le 31 mai, rappelé à la Convention après le 9 thermidor, M. Bresson passa, en 1795, au Conseil des Cinq-Cents, d’où il sortit en 1798.

Depuis, il fut employé au ministère des affaires étrangères, et mourut en 1832, quelques années après avoir été admis a la retraite.

In Dictionnaire encyclopédique de la France, tome 3 (BIL-CAI). Par M. Philippe LE BAS, membre de l’Institut.- Paris : Firmin Didot frères, 1841.

1848 — Biographie vosgienne / François Vuillemin

BRESSON Jean Baptiste Marie François.- Conventionnel, né à Darney en 1760, appartenait à la partie modérée de la convention. Il s’éleva avec une rare énergie contre la mise en jugement de Louis XVI, refusa de prononcer comme juge, et vota, comme législateur, la détention et l’exil à la paix [Note]. Après le 31 mai, contre lequel il protesta, il fut décrété d’accusation, prit la fuite et ne rentra à la convention qu’après le 9 thermidor.

Nommé, en 1795, membre du conseil des Cinq-Cents, il en sortit en 1798. En 1806, il entra dans la magistrature, et en 1816, il exerçait encore les modestes fonctions de juge au tribunal de première instance d’Epinal, où il était honoré de l’estime générale.

 

Note : Voici, d’après le Moniteur, le vote motivé de Bresson, dans le procès de Louis XVI :
"Lorsque, sur la première question, j’ai dit : Louis est coupable, j’ai prononcé d’après la conviction du législateur, et non du juge, car je ne le suis pas, et une autorité supérieure à la vôtre, ma conscience, me défend d’en remplir les fonctions.
"Puisque je ne. suis pas juge, je n’ai pas dû ouvrir le Code criminel pour y lire ma détermination ; j’ai interrogé le bonheur de mon pays, il est pour moi la loi, la justice suprême.
"Non, citoyens, nous ne sommes pas juges ; car les juges sont prosternés devant une loi égale pour tous, et nous, nous avons violé l’égalité pour faire une exception contre un seul.
"Nous ne sommes pas juges, car les juges ont un bandeau glacé sur le front, et la haine de Louis nous brûle et nous dévore.
"Nous ne sommes pas juges, car les juges se défendent des opinions sévères ; ils les ensevelissent au fond de leur coeur, et ce n’est qu’avec une tardive et sainte honte qu’ils les laissent échapper ; et nous, presque réduits à nous excuser de la modération, nous publions avec orgueil la rigueur de nos jugements, et nous nous efforçons de la faire adopter.
"Nous ne sommes pas juges, enfin, car on voit les juges s’attendrir sur le scélérat qu’ils viennent de condamner, et adoucir l’horreur qui l’environne par l’expression de la pitié. Notre aversion poursuit Louis jusque sous la hache des bourreaux, et même j’ai quelquefois entendu prononcer son arrêt de mort avec l’accent de la colère, et des signes approbateurs répondaient à ce cri funèbre.
"Homme d’État, j’oublie les maux que Louis a faits sur le trône ; je ne m’occupe que de ceux qu’il pourrait nous faire sur l’échafaud.
"De longues et silencieuses méditations mont convaincu que son existence sera moins funeste à ma patrie que son supplice, et je n’ai pas hésité.
"Je demande que Louis soit détenu jusqu’à l’époque où la tranquillité publique permettra de le bannir".


1866 — Notices biographiques des célébrités vosgiennes / Humbert le Vosgien

BRESSON (Jean-Baptiste-Marie-François), naquit à Darney en 1760.

Député à la convention par le département des Vosges, il fut l’un des membres de cette assemblée qui s’honorèrent par le plus grand courage pendant l’instruction du procès de Louis XVI. Il s’éleva, avec une rare énergie, contre la révoltante partialité dont un si grand nombre de ses sanguinaires collègues ne rougissaient pas de se montrer animés. Il refusa de prononcer, comme juge, sur le sort de l’infortuné monarque, et se borna à voter, comme législateur, pour sa détention, jusqu’à ce qu’il fût possible de l’exiler du territoire français.

Mis hors la loi après l’attentat des 31 mai, 1er et 2 juin, Bresson rentra dans le sein de la convention, après le 9 thermidor. Élu, en 1795, membre du Conseil des Cinq-Cents, il en sortit en 1798. Cet homme de bien, attaché, depuis 1806, à la magistrature, remplissait encore, en 1816, les modestes fonctions, mais honorables, de juge au tribunal de première, instance d’Épinal, où il était environné de l’estime et du respect de ses concitoyens. Depuis, il cessa toutes fonctions publiques. Il est mort à Meudon, le 11 février 1832, âgé de 72 ans, dans une petite maison de campagne appelée Moulineau.

Cet homme de bien, proscrit sous la Terreur et sous l’Empire, était, en 1815 chef de division aux affaires étrangères. Il aimait à cacher sa vie et ses bonnes actions. Ses amis les plus intimes n’ont appris que par les mémoires de M. Lavalette le service qu’il lui avait rendu sans le connaître, au risque de sa fortune et de sa vie, se souvenant que lui aussi, il avait dû la vie au dévouement de sa femme ; il offrit un asile dans son appartement, au ministère des affaires étrangères, à cet homme, condamné à l’échafaud, et dont la miraculeuse évasion a jeté sur la vie de celle qui l’a préparée tant d’éclat et tant d’infortune.

1881 — Voyages dans les Vosges / Charles Chapiat

BRESSON.- Conventionnel, né à Darney en 1760, qui montra un noble coeur et un grand courage, en se prononçant avec énergie lors de la mise en accusation de l’infortuné Louis XVI :

- Je ne suis pas juge, osa-t-il dire, et ma conscience me défend d’en remplir les fonctions... Non, citoyens, nous ne sommes pas juges, car les juges ont un bandeau glacé sur le front, et la haine de Louis nous brûle et nous dévore... Notre aversion poursuit Louis jusque sous la hache du bourreau... Homme d’État, de sérieuses méditations m’ont convaincu que son existence sera moins funeste à ma patrie que son supplice... Je demande que Louis soit détenu jusqu’à l’époque où la tranquillité publique permettra de le bannir.

Bresson, décrété d’accusation plus tard, fut obligé de fuir ; il échappa au sort qui attendait tous les modérés, et il laissa à sa famille un nom honorable et honoré, qui l’oblige devant la société et devant Dieu, si quelque chose oblige encore.

1882 — Annuaire des Vosges / Léon Louis

BRESSON Jean-Baptiste Marie François.- L’un des huit Vosgiens représentants du peuple à la Convention (avec Balland, Couhey, Hugo, Noël, Perrin, Poulain-Grandprey, Souhait). [Il] appartenait à l’une des plus anciennes et des meilleures familles de Lorraine. Établis à Darney depuis de longues années, les Bresson étaient véritablement les bienfaiteurs du pays. Le père du Conventionnel était lieutenant-général du baillage et subdélégué de l’intendance, et son oncle, principal d’un des collèges de Paris, avait fondé l’hospice de Darney que l’on voit encore dans le haut de la ville. Né à Darney en 1760, François Bresson [Note] était avocat lorsque la Révolution arriva. Élu administrateur du directoire de son district en 1790, il était nommé, l’année suivante, député suppléant à la législative. C’était, pour ainsi dire, un poste d’attente, et, un an après, les électeurs l’envoyèrent siéger à la Convention, où nous allons voir le rôle simple et noblement courageux qu’il y joua [p. 17-18].

Perrin et Bresson demeurèrent numéro 1, rue de Louvois [p. 18].

Quand le procès du roi fut terminé et que les représentants eurent à rendre leur jugement, voici comment se prononcèrent les Conventionnels vosgiens. Sur la première question posée : Louis Capet, ci-devant roi des Français, est-il coupable de conspiration contre la liberté et d’attentat contre la sûreté générale de l’État ? la députation des Vosges fut unanime, comme la Convention elle-même, et déclara que Louis était coupable. Seul, Noël, par un scrupule de conscience, d’ailleurs fort louable, refusa de se prononcer : J’ai l’honneur d’observer, dit-il, que mon fils était grenadier aux bataillons des Vosges ; il est mort sur 1es frontières en combattant des ennemis que Louis est accusé d’avoir suscité contre nous. Louis est cause première de la mort de mon fils, la délicatesse me force à ne pas voter. N’était-ce pas reconnaître implicitement et de la façon la plus touchante la culpabilité de l’ex-roi ? Poulain fit remarquer qu’il était regrettable d’établir une confusion de pouvoirs et d’être en même temps juges et accusateurs, mais vota cependant.

Sur le second point : Le jugement qui sera rendu sur Louis sera-t-il soumis à la ratification du peuple, réuni dans ses assemblées primaires ?, Souhait, Bresson, Couhey, Balland et Poulain-Grandprey se prononcèrent pour l’affirmative ; seul Perrin répondit non. Quant à Noël, il se récusa de nouveau d’après les motifs qu’il avait énoncés lors du premier appel nominal et ne prit pas part non plus au scrutin suivant.

Enfin pour le troisième vote, objet aujourd’hui encore de tant de colères : Quelle peine Louis, ci-devant roi des Français, a-t-il encourue ?, les représentants des Vosges se séparèrent en Montagnards et Girondins en votant les uns la mort du roi, les autres simplement sa détention.

Poulain-Grandprey parla le premier : Je dis : Louis étant déclaré coupable mérite la mort ; mais je demande qu’il soit sursis à l’exécution jusqu’à l’acceptation de la Constitution, ou jusqu’au moment où les ennemis envahiraient notre territoire. Poulain n’avait-il donc pas assez d’une invasion allemande et lui en fallait-il une seconde pour oser frapper le coupable ? Balland fut assez peu net dans son vote : L’intérêt public commande que le tyran n’ait jamais de successeur. Ainsi je vote, quant à présent, pour sa détention, sauf à le bannir ou à le faire mourir, si le peuple le veut. Il était, comme on voit, prêt à toutes les solutions. Perrin, qui se montra le plus énergique de tous, dit brièvement : Je prononce la peine de mort.

Souhait fut moins résolu, quoique votant d’ordinaire avec Perrin : Je vote pour la mort, mais je demande qu’elle soit suspendue jusqu’à la ratification de la Constitution. En attendant cette époque, je demande la détention.

Couhey timidement dit : Je vote pour la détention et je demande que Louis soit banni trois ans après la paix.

Bresson vint le dernier : Je demande que Louis soit détenu jusqu’à l’époque où la tranquillité publique permettra de le bannir.

Au total, trois membres avaient voté la mort avec ou sans conditions, et trois avaient préféré la détention [p. 19-20].

[Après la journée du 31 mai 1793, qui vit la disparition des Girondins,] Bresson put, avec quelques amis, enlever une planche de l’estrade de l’assemblée et se tint caché un jour ou deux dans ce singulier asile, tandis qu’au-dessus de sa tête le plancher résonnait sous les pas de ses collègues qui venaient de lancer contre lui un arrêt de proscription. Enfin on parvint à lui faire passer des habits et il put s’échapper de Paris. Il se retira à Contrexéville et, proscrit, y vécut fort secrètement jusqu’à la mort de Robespierre ; il put alors obtenir sa réintégration et revenir siéger à la Convention (8 décembre 1794). [p. 21].

 

Note : Le conventionnel Bresson est le grand-oncle paternel de M. Édouard Bresson, le sympathique député de l’arrondissement de Mirecourt, conseiller général du canton de Darney.

- Annuaire 1882, Félix Bouvier : Les Conventionnels vosgiens.

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

BRESSON (Jean-Baptiste Marie François).- L’un des Conventionnels vosgiens, il naquit à Darney le 15 août 1760 et fut avocat près du bailliage de Darney.

Administrateur du directoire du district de Darney, le 16 juin 1790, il fut élu par 180 voix le 3 septembre 1791, 1er député suppléant à l’Assemblée Législative, où il n’eut pas à siéger. Représentant du peuple des Vosges à la Convention nationale, élu par 198 voix, le 4 septembre 1792, le 7e sur 8, il vota pour la détention de Louis XVI et fit cause commune avec les Girondins. Aussi fut-il proscrit après le 31 mai 1793 et dut-il se cacher pendant plusieurs mois. A la fin de la Convention, en octobre 1795, il devint membre du Conseil des Cinq-Cents et y siégea jusqu’en mai 1798.

Il devint ensuite chef de la division des fonds au ministère des affaires étrangères où il demeura pendant toute la durée de l’empire et sous la Restauration. En 1815, Bresson se signala par un acte de dévouement et de courage bien rare. Lavalette, ex-directeur des postes et parent de Napoléon, poursuivi par la réaction et condamné à mort, réussit à s’évader de sa prison, grâce à un stratagème de sa vaillante femme, et trouva asile dix-huit jours chez Bresson qui lui facilita ensuite les moyens de gagner la Belgique.

Bresson prit quelque temps après sa retraite comme chef de division et alla se fixer au Bas-Meudon, au hameau des Moulineaux, auprès de son frère puîné, l’abbé Bresson, né à Darney en 1763, curé de Meudon depuis 1807. Il mourut aux Moulineaux, le 11 février 1832 ; son frère, le curé, était mort en 1825. Tous deux reposent au petit cimetière de Meudon.

Il a laissé une fille, mariée à Richard de Montjoyeux, dont le fils fut député de l’Allier sous le second empire.

Un autre de ses frères, l’aîné, Pierre Joseph Stanislas Bresson, né à Darney le 6 octobre 1758, fut procureur-syndic du district de Darney de 1790 à 1793, échoua à la Convention contre Noël, et mourut à Darney, le 19 octobre 1831. C’est le grand-oncle de M. Édouard Bresson, député actuel des Vosges, et le père d’Hector Bresson, député en juillet 1831.

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

BRESSON (Jean Baptiste Marie François), avocat et député à la Convention
(Darney, 15 août 1760 - Moulineaux, 11 février 1832)

Avocat au bailliage de Darney, puis administrateur de ce district sous la Révolution, il est élu le 3 septembre 1791 comme premier député suppléant des Vosges à la Législative, mais il n’eut pas à siéger. En 1792, il est envoyé à la Convention où il fait cause commune avec les Girondins et vote en janvier 1793 pour la détention de Louis XVI. A Paris, il fréquente le salon de madame Sophie Cottin, née Prestan, auteur de romans en vogue, laquelle dans sa maison de Champlan, entre Arpajon et Lonjumeau, recevait quelques députés brissotins. Chez elle, Bresson fait la connaissance de Marie de Catuffe qu’il épousera en janvier 1795.

Proscrit après la chute des Girondins le 2 juin 1793, il se cache d’abord, dit-on, pendant deux jours sous l’estrade de l’Assemblée dont il avait arraché le plancher, puis parvient à s’échapper et à regagner les Vosges à pied où il vit ignoré jusqu’à la chute de Robespierre.

De retour à Paris, il siège au Conseil des Cinq Cent de 1795 à 1798. C’est chez lui que trouve refuge le comte de Vaublanc, pourchassé par la police pour sa participation à l’insurrection royaliste du 13 vendémiaire. Il devient ensuite chef de division au ministère des affaires étrangères où il demeure pendant tout le consulat et l’Empire. En 1815, il aide Lavalette, ex-directeur des postes de Napoléon, à s’enfuir en Belgique.

Il prend sa retraite quelque temps après et se fixe à Meudon, au hameau des Moulineaux, auprès de son frère aîné, l’abbé Bresson (1763-1825), curé de cette paroisse.


Bibl. : Bouvier, p. 364.
Courtin-Schmidt.- La Dynastie des Bresson, in La Liberté de l’Est, 24 août 1960.


[Pierre Heili].

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