1829 —
Biographie historique et généalogique / Louis Antoine Michel
HAXO.- L’oncle de M. le baron François Nicolas Benoît Haxo, né à Saint-Dié, vers 1750, se distingua au siége de Mayence, à l’armée du Rhin, reçut pour prix de sa valeur le grade de général de brigade ; peu de temps après celui de général de division ; et servit longtemps dans l’armée républicaine de la Vendée où il fut massacré en 1793.
Charette donna des regrets à sa mort et fit l’éloge, bien mérité, de sa bravoure et de son humanité. La convention décréta qu’il lui serait élevé une colonne au milieu du Panthéon.
1848 —
Biographie vosgienne / François Vuillemin
Général HAXO.- Né à Saint-Dié vers 1750, fut élu commandant du 3e bataillon de volontaires Vosgiens en 1792, et commanda à Épinal, lors de la première fédération, tous les bataillons de gardes nationaux, réunis à l’occasion de cette fête, au chef-lieu du département. Il partit ensuite pour aller prendre part au siège de Mayence, où il distingua : il fut cité plusieurs fois à l’ordre du jour de l’armée du Rhin, et arriva promptement au grade de maréchal de camp [Note].
Désigné pour faire partie de l’armée de la Vendée, il n’oublia pas un instant qu’il faisait la guerre à des compatriotes malheureux, et donna de nombreuses preuves de son humanité. En faisant une reconnaissance près de Cholet en 1793, il fut cerné par une bande de Vendéens. Appuyé contre un arbre, il se défendit longtemps à l’aide de son épée et mit hors de combat quelques-uns de ses assaillants. Un officier de l’armée vendéenne, nommé Arnault, irrité d’une aussi longue résistance et désespérant de faire le général prisonnier, lui tira, presque à bout portant, un coup de pistolet et le tua !
Charette, qui professait une haute estime pour le général Haxo, déplora sa mort et fit, devant ses officiers, l’éloge de sa valeur et de son humanité. La convention nationale, en apprenant la nouvelle de sa mort, décréta que son nom serait inscrit sur la colonne élevée au centre du Panthéon, à la mémoire des officiers et soldats morts au champ d’honneur, après avoir rendu de grands services à la patrie.
Le général Haxo possédait des talents militaires très remarquables, et, avec plus de temps, il serait certainement arrivé au premier rang.
Le célèbre colonel Haxo, son neveu, lui a fait élever un modeste monument sur l’emplacement même où il mourut pour son pays.
Note : Et non de lieutenant général, comme l’assurent les biographes qui lui ont consacré quelques mots.
1866 —
Notices biographiques des célébrités vosgiennes / Humbert le Vosgien
HAXO (Nicolas), général de brigade, né à Saint-Dié en 1750, fut acclamé commandant des volontaires vosgiens en 1792. Lors de la première fédération, on lui confia le commandement de tous les bataillons de gardes nationaux vosgiens. Il prit part au siége de Mayence, où il se fit remarquer par sa bravoure et son sang-froid. Peu après il fut nommé général de brigade et envoyé en Vendée. Comme ses compagnons, Hoche et Humbert, il donna continuellement des preuves d’humanité dans cette guerre fratricide.
Le 20 avril 1793, à Roche-sur-Yon, Haxo fut cerné par des bandes Vendéennes ; appuyé contre un arbre, l’épée à la main, seul il résista contre vingt avec une énergie terrible, et mit hors de combat plusieurs de ses assaillants. Le lieutenant Vendéen Arnault, pour mettre fin à une lutte aussi acharnée, et désespérant de faire prisonnier le général, lui tira, en pleine figure, un coup de pistolet à bout portant, et le malheureux général tomba mort.
Son neveu, le lieutenant-général Haxo, lui a fait élever, sur les lieux mêmes de cette sanglante scène, un modeste monument. Charette, à sa mort, fit son éloge devant ses officiers, et la convention nationale décréta que son nom serait inscrit sur la colonne élevée au centre du panthéon.
1881 —
Voyages dans les Vosges / Charles Chapiat
HAXO.- Général, né en 1750. Engagé dans les volontaires des Vosges, en qualité de capitaine, il se distingua au siège de Mayence, fut cité plusieurs fois à l’ordre du jour de l’armée du Rhin, et parvint rapidement au grade de général de brigade.
Envoyé dans la Vendée, il n’oublia pas un instant qu’il combattait des concitoyens, et il y donna de nombreuses preuves d’humanité. Haxo fut tué dans une reconnaissance près de Cholet : Charette, qui avait de lui la plus haute estime, déplora sa mort, et fit devant ses officiers l’éloge de sa valeur et de sa loyauté !
Son neveu, le général de division Haxo, lui a fait élever un modeste monument sur le lieu même où il mourut victime de son intrépidité.
1910 —
Dictionnaire biographique illustré Meurthe-et-Moselle / R. Wagner
HAXO Nicolas.- Général, né à Lunéville, vers 1750, mort au combat de La Roche- sur-Yon (Vendée), le 26 avril 1794.
Après avoir servi quelques années en qualité de grenadier dans le régiment de Touraine, il rentra dans ses foyers, et la Révolution de 1789 le trouva conseiller au bailliage de Saint-Dié ; il devint alors président du tribunal de la même ville. La défense du territoire français appelant tous ses enfants, Haxo s’enrôla dans le 3e bataillon des Vosges, dont il devint bientôt commandant, et combattant sous les ordres de Custine, il prit part tant à la prise de Mayence (1792) qu’à la défense de cette place, attaquée l’année suivante par les Prussiens.
Dirigé sur la Vendée, il sut bientôt, par les talents, le courage et la fermeté qu’il déploya dans une guerre aussi difficile, mériter le grade de général de brigade, qui lui fut accordé le 17 août 1793. Espérant arrêter les progrès d’une insurrection qui chaque jour s’étendait de plus en plus, Haxo, d’accord avec le général Dutruy, résolut d’attaquer l’île de Noirmoutier, qui non seulement était le centre des opérations des chefs vendéens, mais qui par sa position leur permettait d’être en communication constante avec l’Angleterre. L’entreprise était d’autant plus hardie que le terrain sur lequel il allait combattre était coupé par un nombre considérable de marais salants qui ne permettaient pas à l’armée républicaine de se déployer.
Les dangers à courir ne pouvant balancer à ses yeux les avantages immenses qu’il espérait recueillir, Haxo commença l’attaque de l’île dans la nuit du 4 au 5 janvier 1794, et bientôt, malgré la défense héroïque des Vendéens qui combattaient sous les ordres du général Pinaud, la ville, cernée de toutes parts et incendiée par le feu de la flottille, dut ouvrir ses portes aux vainqueurs, qui s’emparèrent d’un immense matériel, de vingt bouches à feu et de vingt-deux chefs vendéens, au nombre desquels était le fameux Gigot d’Elbée.
Voulant profiter de la consternation que la prise de Noirmoutier venait de jeter parmi les Vendéens, Haxo, sans calculer le nombre des ennemis qu’il allait combattre, marcha contre Charette, qui était à La Roche-sur-Yon. Le combat eut lieu, d’autant plus sanglant que si les uns avaient à soutenir l’éclat de leurs armes victorieuses, les autres tenaient à venger la défaite de Noirmoutier. Malgré ses prodigues de valeur, l’armée républicaine, accablée par le nombre dut battre précipitamment en retraite. Trop grièvement blessé pour pouvoir songer à trouver son salut dans la fuite, Haxo se brûla la cervelle, pour ne pas tomber vivant entre les mains de ses ennemis, ainsi que le prouve un certificat de l’adjudant général Aubertin, qui se trouve aux archives du ministère de la Guerre.
[Signé : A. SAUZAY].
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
HAXO (Nicolas), général
Étival, 7 juin 1749 - La Roche-sur-Yon (Vendée), 20 mars 1794

Fils de Benoît Haxo, tabellion et greffier de la seigneurie d’Étival qui deviendra notaire à Bruyères, et de sa seconde femme Marie Magdeleine Rosière, il s’engage le 13 février 1768 au régiment de Touraine-Infanterie. Il est caporal puis sergent en 1775, fourrier en 1776 et obtient son congé le 25 février 1777. Il s’installe à Saint-Dié et en 1789 il est conseiller au bailliage. Après le 14 juillet, il est chef de la milice et préside le comité de sûreté. L’année suivante, il est membre du conseil général du département des Vosges puis est désigné comme major général des gardes nationales des Vosges et, en août 1791, lieutenant colonel du 3ème bataillon des Vosges. Il est affecté à l’Armée du Rhin en 1792 et 1793 et participe à la défense de Mayence assiégée.
Il est promu chef de brigade le 29 juin 1793 et reçoit le grade de général de brigade le 17 août de la même année et est envoyé à l’armée des côtes de La Rochelle. Engagé dans la pacification de la Vendée révoltée, il combat contre Charette. Au cours de l’attaque du village des Clouzeaux, le 20 mars 1794, il est blessé et préfère se donner la mort plutôt que de se rendre. Le 28 avril 1794, la Convention décida que son nom serait inscrit sur une colonne du Panthéon. n était repré- senté sur le monument aux morts de Saint-Dié dû à Desvergnes, inauguré en 1928 et détruit par les Allemands en 1940.
Bibl. : Nollet Fabert.-
La Lorraine militaire, 1852, tome l.
Hoefer.-
Biographie générale.
Six (G.).-
Dictionnaire des généraux de la Révolution et de l’Empire.
Baumont (G.).-
Saint-Dié de jadis à nos jours, p. 46-49 et passim.
Dictionnaire de biographie française, publié sous la dir. de M. Prévot, Roman d’Amat, H. Tribout de Morambert, Paris : Letouzey (lettres A-H parues de 1928 à 1989), tome XVII, p. 787.
[
Albert Ronsin
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