Jean Victor Alfred TRICOCHE

[ Châteauroux (36), 09/01/1824 – Genève (Suisse), 27/05/1900 ]

général de division

Député des Vosges.

Biographie vosgienne

1892 — Annuaire des Vosges / Léon Louis

TRICOCHE Victor Alfred.- Général de division, né à Châteauroux (Indre), le 9 janvier 1824.

A Paris, rue de La Boétie 99.

Siège à gauche.

Élu député de la 1ère circonscription de l’arrondissement de Saint-Dié le 6 juillet 1890, suite à l’invalidation de M. Picot.

[Annuaire 1892, p. 157].

1897 — Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve

TRICOCHE Jean Victor Alfred.- Né à Châteauroux (Indre) le 9 janvier 1824.

Ancien député des Vosges.

Général de division en retraite.

Grand officier de la Légion d’honneur.

Membre de l’Association vosgienne de Paris.

Entré à l’École polytechnique en 1843, M. Tricoche en sortit avec le grade de sous-lieutenant en 1845 et passa à l’École d’application de Metz. Il fut promu lieutenant à sa sortie de cette école le 1er octobre 1847. Nommé capitaine le 13 novembre 1853 et chef d’escadron le 4 mars 1864, il devint lieutenant-colonel le 18 novembre 1870 et colonel le 28 juin 1875. Il fut élevé au grade de général le 19 février 1880 et commanda l’artillerie du corps, puis il fut nommé directeur de l’artillerie au ministère de la Guerre le 14 juin 1881. Il obtint la troisième étoile le 31 août 1883. Atteint par la limite d’âge, M. le général Tricoche entra dans la deuxième section de l’État-major général et fut admis à la retraite le 14 février 1889.

M. le général Tricoche fut décoré de la Légion d honneur le 2 janvier 1852, officier le 31 juillet 1867, commandeur le 29 décembre 1882. Il est grand officier de cet ordre depuis le 28 décembre 1888.

Aux élections législatives du 22 septembre 1889, M. le général Tricoche se porta comme candidat républicain dans l’arrondissement de Cognac et échoua malgré 7 505 voix, contre M. Cunéo d’Ornano, son concurrent, qui fut élu par 8 842 voix.

Lors des élections complémentaires qui eurent lieu dans l’arrondissement de Saint-Dié, à la suite de l’invalidation de l’élection de M. le commandant Picot, boulangiste, M. le général Tricoche fut élu le 6 juillet 1890, par 6 410 voix contre 5 312 obtenues par le même candidat.


1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

TRICOCHE (Jean Victor Alfred) , général, député des Vosges
Châteauroux (Indre), 9 janvier 1824 – Genève, 27 mai 1900


Élève à l’école polytechnique en 1843, sorti sous-lieutenant en 1845, il entre à l’école d’application de Metz et, le 1er octobre 1847, il est promu lieutenant à l’issue de ses études.

Capitaine le 13 novembre 1853, chef d’escadron le 4 mars 1864, il participe au siège de Sébastopol. Nommé lieutenant-colonel le 18 novembre 1870, il assiste au siège de Rome et, en 1870, à la bataille de Coulmiers et à la défense du fort de Jouy. Il est promu colonel le 28 juin 1875 ; il obtient ses étoiles de général de brigade le 19 février 1880 avec le commandement de l’artillerie d’un corps d’armée. Enfin, il est nommé directeur de l’artillerie au ministère de la guerre le 14 juin 1881.

Le 31 août 1883, il est promu général de division. L’année suivante, il entre dans la deuxième section d’état-major et admis à la retraite le 14 février 1889.

La même année, il se porte candidat républicain aux élections législatives en Charente et il est battu. Choisi par Jules Ferry pour être candidat au siège que E. Picot lui avait ravi l’année précédente et dont l’élection avait été invalidée, J. V. Tricoche est élu député des Vosges le 6 juillet 1890.

À la Chambre des Députés, il siège avec les républicains modérés et s’intéresse surtout aux questions militaires (propositions de loi en 1889 et 1893 sur le sujet).

Au renouvellement de 1893, le général Tricoche ne se représente pas, laissant le mandat de député qu’avait rempli Jules Ferry au frère de celui-ci, Charles Ferry. Il abandonne alors la politique.

Il était président de la Société de tir au canon et grand officier de la Légion d’honneur.


Bibl. : Jouve.- Dictionnaire biographique des Vosges.
Jolly.- Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome VIII, p. 3121-3122.


[Albert Ronsin]

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