Edmond Marie PETITJEAN

[ Neufchâteau (88), 05/07/1844 – Paris (75), 07/08/1925 ]

artiste peintre

Biographie vosgienne

1879 — Biographie alsacienne-lorraine / A. Cerfberr de Médelsheim

PETITJEAN Edmond.- Peintre, est né à Neufchâteau.

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

PETITJEAN (Edmond).- Né à Neufchâteau le 5 juillet 1844, peintre paysagiste des plus distingués, il dut d’abord travailler pour être avocat et fut reçu à Paris licencié en droit. Mais son goût pour la peinture, manifesté dès le collège, finit par l’emporter, et il se voua exclusivement à cet art.

Il eut son premier succès en 1876 avec une Vue de Flessingue, et exposa désormais à tous les Salons :
- en 1880, sa Rue de Village (Liverdun), fut très remarquée, ainsi qu’une Côte normande à Hennequeville ;
- en 1881, il obtint une mention avec une Rue de Bouxières-aux-Dames et le Sommet du Coteau ;
- en 1882, il expose la Côte aux Vipères et une Vue d’Ostende ;
- en 1883, le Village de Circourt ;
- en 1884, le Bassin du canal, à Anvers, et un Village près de Neufchâteau ;
- en 1885, une Rue de Liverdun et les Remparts de Flessingue ;
- en 1886, Domgermain-le-Vignoble ;
- en 1887, une Vue de Voray, dans la Haute-Saône, et une Rue de village en Lorraine ;
- en 1888, une Vue de Rouen et un Hameau en Franche-Comté.

M. Edmond Petitjean a beaucoup produit ; ses oeuvres n’en sont pas moins des plus estimées, et l’on peut dire qu’il n’a pas oublié, avec ses pinceaux, sa terre natale.

Au Salon de 1889, il a exposé : La Place de Montjustin (Haute-Saône) et une vue de La Frette, près Maisons-Laffitte.

1897 — Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve

PETITJEAN Edmond.- Né à Neufchâteau le 5 juillet 1844.

Artiste-peintre, hors concours.

Membre du jury du salon des Champs-Élysées et du Comité d’administration de la société des Artistes français.

Chevalier de la Légion d’honneur.

Ancien élève du collège de sa ville natale, M. Petitjean suivit les cours de la faculté de droit de Nancy, où il obtint le diplôme de licencié. Poussé vers la carrière artistique par une vocation irrésistible, il abandonna le droit pour se livrer exclusivement à la peinture. Il ne prit de leçons de personne et se créa une spécialité comme peintre paysagiste. Ses toiles, brossées d’une main de maître, véritables chef-d’oeuvre, nous révèlent quelques coins de la Lorraine, qui fut son berceau, ou bien encore quelques sites merveilleux de la Flandre ou des Pays-Bas, impressions de voyages qu’il fit dans la patrie des Rembrandt et des Téniers. Ses toiles, exposées au Salon des Champs-Élysées, ont valu à leur auteur les récompenses suivantes : Mention honorable en 1881 ; médaille de 3e classe en 1884 ; de 2e classe en 1885 ; médaille d’argent à l’Exposition universelle de Paris en 1889 et la croix de la Légion d’honneur en 1892.

Parmi ses principales oeuvres, nous citerons :
- Morte-Eau, près Blainville (Meurthe-et-Moselle), 1874 ;
- La Mare, 1874 ;
- Un village aux environs de Dordrecht (Pays-Bas), 1875 ;
- Canal dans un village aux environs de Dordrecht et La Meurthe près de Dieulouard (Meurthe-et-Moselle), 1876 ;
- L’Estacade des pilotes à Flessingue par un gros temps, 1877 ;
- Un moulin de village en Hollande, 1878 ;
- La Jetée de Flessingue et Meuse près de Dinant, 1879 ;
- Une rue de Liverdun et La Côte normande à Hennequeville, 1880 ;
- La rue de Bouxières aux Dames (Lorraine), acquise par l’État et le Sommet du coteau au musée de Toul, 1881 ;
- La Côte aux vipères, près Villars (Lorraine), au musée de Vesoul, et Ostende, 1882 ;
- En Lorraine et le Village de Circourt (Vosges), 1883 ;
- Le Sommet du coteau (Exposition triennale de 1883) ;
- Le Bassin du canal à Anvers et un Village du pays de Neufchâteau, au musée d’Amiens, 1884 ;
- Une rue à Liverdun et Les Remparts de Flessingue, au musée de Cherbourg, 1885 ;
- Domgermain le Vignoble (Lorraine) et L’Estacade d’Ostende, 1886 ;
- Voray (village comtois) et En Lorraine, au musée de Nancy, 1887 ;
- Rouen et Un village comtois, au musée d’Amiens, 1888 ;
- La Place de la Vierge à Mont-Justin (Haute-Saône), au musée de Dunkerque, et La Frette, près Maisons-Laffite (Seine-et-Oise), 1889 ;
- Les Remparts de Flessingue ;
- Voray ;
- Le Kattendyck à Anvers ;
- Un hameau comtois et La Rue de Liverdun ont figuré avec succès à l’Exposition de Paris de 1889 ;
- Joinville (Haute-Marne) et Temps gris en Lorraine, 1890 ;
- Verdun le soir, au musée du Luxembourg et Les Dunes de Rosendaël, près Dunkerque, 1891 ;
- La Porte de Bourgogne à Moret (Seine-et-Marne) et Les Bateaux-feux à Dunkerque , 1893 ;
- Le Pont de Rochereuille à Poitiers et Le Port de La Rochelle par le gros temps, 1895, au musée du Luxembourg.

Les oeuvres de cet artiste, exposées en 1888 et en 1890 à la galerie des Artistes modernes ont obtenu un véritable succès.


1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

PETITJEAN (Edmond-Marie), peintre de paysages
Neufchâteau, 5 juillet 1844 – Paris, 7 août 1925


Se destinant d’abord à la carrière d’avocat, il est reçu à Paris licencié en droit. Mais son goût pour la peinture manifesté dès le collège l’emporte et il débute au Salon de 1874. Son premier succès date de 1876 avec une Vue de Flessingue. Dès lors, il expose à tous les salons annuels, obtient une mention honorable en 1881 pour une Rue de Bouxières-aux-Dames, une médaille de 1e classe en 1884, de 2e classe en 1885, d’argent en 1889 et d’or en 1900 à l’Exposition Universelle.

Spécialisé dans la peinture de paysages, il tire l’essentiel de son inspiration de sa province natale (Village de Circourt en 1883 ; Village près de Neufchâteau, 1884), de Franche-Comté (Vue de Voray, 1887), et de Normandie (Vue de Rouen, 1888) ; Côte normande à Hennequeville, 1880). Il peint aussi les Flandres et donne en 1884 un Bassin du canal à Anvers et une Vue d’Ostende en 1882. Il entre à la Société des Artistes Français en 1883 et expose à Munich en 1890.

Ses œuvres sont à Amiens, Arras, Cherbourg, Digne, Epinal, Gray, La Rochelle, Nancy, Paris (Palais des Beaux-Arts), Périgueux, Reims et Toul.


Bibl. : Philippe (A.).– Catalogue du Musée départemental des Vosges, 1929, p. 81.
Bouvier, p. 488.


[Pierre Heili]

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