1897 —
Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve

PETITJEAN Edmond.- Né à Neufchâteau le 5 juillet 1844.
Artiste-peintre, hors concours.
Membre du jury du salon des Champs-Élysées et du Comité d’administration de la société des Artistes français.
Chevalier de la Légion d’honneur.
Ancien élève du collège de sa ville natale, M. Petitjean suivit les cours de la faculté de droit de Nancy, où il obtint le diplôme de licencié. Poussé vers la carrière artistique par une vocation irrésistible, il abandonna le droit pour se livrer exclusivement à la peinture. Il ne prit de leçons de personne et se créa une spécialité comme peintre paysagiste. Ses toiles, brossées d’une main de maître, véritables chef-d’oeuvre, nous révèlent quelques coins de la Lorraine, qui fut son berceau, ou bien encore quelques sites merveilleux de la Flandre ou des Pays-Bas, impressions de voyages qu’il fit dans la patrie des Rembrandt et des Téniers. Ses toiles, exposées au Salon des Champs-Élysées, ont valu à leur auteur les récompenses suivantes : Mention honorable en 1881 ; médaille de 3e classe en 1884 ; de 2e classe en 1885 ; médaille d’argent à l’Exposition universelle de Paris en 1889 et la croix de la Légion d’honneur en 1892.
Parmi ses principales oeuvres, nous citerons :
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Morte-Eau, près Blainville (Meurthe-et-Moselle), 1874 ;
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La Mare, 1874 ;
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Un village aux environs de Dordrecht (Pays-Bas), 1875 ;
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Canal dans un village aux environs de Dordrecht et
La Meurthe près de Dieulouard (Meurthe-et-Moselle), 1876 ;
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L’Estacade des pilotes à Flessingue par un gros temps, 1877 ;
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Un moulin de village en Hollande, 1878 ;
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La Jetée de Flessingue et Meuse près de Dinant, 1879 ;
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Une rue de Liverdun et
La Côte normande à Hennequeville, 1880 ;
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La rue de Bouxières aux Dames (Lorraine), acquise par l’État et le
Sommet du coteau au musée de Toul, 1881 ;
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La Côte aux vipères, près Villars (Lorraine), au musée de Vesoul, et
Ostende, 1882 ;
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En Lorraine et le
Village de Circourt (Vosges), 1883 ;
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Le Sommet du coteau (Exposition triennale de 1883) ;
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Le Bassin du canal à Anvers et un
Village du pays de Neufchâteau, au musée d’Amiens, 1884 ;
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Une rue à Liverdun et
Les Remparts de Flessingue, au musée de Cherbourg, 1885 ;
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Domgermain le Vignoble (Lorraine) et
L’Estacade d’Ostende, 1886 ;
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Voray (village comtois) et
En Lorraine, au musée de Nancy, 1887 ;
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Rouen et
Un village comtois, au musée d’Amiens, 1888 ;
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La Place de la Vierge à Mont-Justin (Haute-Saône), au musée de Dunkerque, et
La Frette, près Maisons-Laffite (Seine-et-Oise), 1889 ;
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Les Remparts de Flessingue ;
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Voray ;
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Le Kattendyck à Anvers ;
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Un hameau comtois et
La Rue de Liverdun ont figuré avec succès à l’Exposition de Paris de 1889 ;
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Joinville (Haute-Marne) et
Temps gris en Lorraine, 1890 ;
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Verdun le soir, au musée du Luxembourg et
Les Dunes de Rosendaël, près Dunkerque, 1891 ;
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La Porte de Bourgogne à Moret (Seine-et-Marne) et
Les Bateaux-feux à Dunkerque , 1893 ;
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Le Pont de Rochereuille à Poitiers et
Le Port de La Rochelle par le gros temps, 1895, au musée du Luxembourg.
Les oeuvres de cet artiste, exposées en 1888 et en 1890 à la galerie des Artistes modernes ont obtenu un véritable succès.