Ferdinand JAN-MONCHABLON

[ Châtillon-sur-Saône (88), 06/09/1854 – Châtillon-sur-Saône (88), 02/10/1904 ]

peintre

Biographie vosgienne

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

JAN-MONCHABLON (Ferdinand).- Deux beaux paysages exposés au Salon de 1889 ont encore mieux assis sa réputation.

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1897 — Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve

JAN-MONCHABLON Ferdinand.- Né à Châtillon-sur-Saône le 6 septembre 1854.

Artiste peintre, hors concours.

Titulaire d’une mention honorable (1885) et d’une médaille d’argent (1889).

Chevalier de la Légion d’honneur (1895).

Ses études terminées, M. Jan-Monchablon se tourna vers la peinture et suivit les cours de MM. Cabanel et J.-P. Laurens. Mais en réalité il n’est élève de personne. Il débuta au Salon de 1881 par un portrait d’homme puis il exposa successivement :
- La Roche verte, 1885, achetée par l’État et pour laquelle il eut une mention honorable ;
- Les Avoines, 1886, acquises pour le musée de Nantes ;
- Les Regains, les Champs, 1887 ;
- La Vallée de Jonvelle, les Pâtureaux, 1888 ;
- Deux paysages en 1889 ;
- Les Vernes, la Petite Rivière, 1890 ;
- Le Chemin fleuri, la Rivière dormante, 1891 ;
- Pâturage d’Avril, Vue prise de Sidi-Aïa, environs de Cherchell (Algérie), 1893 ;
- Arbres en fleurs et Champs de blé à Châtillon-sur-Saône, 1895 ;
- Pont sur la Saône et Vue d’Enfonvelle, 1896.

M. Jan-Monchablon a fait en 1886, un voyage en Hollande, qui ne fut pas sans influence sur sa manière de traduire. Il cherche, dans ses oeuvres récentes, à remettre en honneur la belle matière des maîtres hollandais.

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

MONCHABLON (Jean-Ferdinand, dit Jean)> peintre
Châtillon-sur-Saône, 1855 – Châtillon-sur-Saône, 1904


Fils d’un officier de santé, formé à Paris dans les ateliers de Cabanel et J.-P. Laurens, puis, professeur de dessin à Quimper, il abandonna vite les thèmes à la mode (historiques et mythologiques), pour les paysages, les thèmes ruraux et les scènes paysannes très appréciées aussi. Il faut ajouter qu’après sa mort son nom fut quelque peu éclipsé par celui du peintre Alphonse Monchablon, qui n’était en rien son parent. C’est la campagne environnant son village natal qui fut la source de sa meilleure inspiration. Deux médailles d’argent aux expositions universelles de 1889 et 1900 apportèrent la consécration à son talent.

En 1902, Lorraine artiste soulignait sa perception de la vérité et de la poésie. Par l’intermédiaire d’un ami d’Epinal qui avait des relations commerciales avec les Etats-Unis, Monchablon vendit de nombreux tableaux à la maison londonienne et new-yorkaise Knoedler ; ainsi s’explique le fait que plusieurs de ses œuvres soient plus connues à l’étranger qu’en France : les musées de New-York, Cleveland, Milwaukee, Stockton sont riches de quelques œuvres de l’artiste, et les seuls musées français ayant de ses toiles sont ceux de Nancy, d’Amiens, et d’Arras. Parmi les plus belles œuvres de Monchablon, on peut citer le Retour à l’étable, la Saône à Lironcourt et Bergère et son troupeau.

Les mauvaises relations du peintre avec le conseil municipal de Châtillon expliquent que son souvenir se soit estompé dans les Vosges ; ses amis américains commandèrent toutefois un buste de Monchablon à Bourdelle et le firent ériger dans sa commune natale ; ce buste fut malheureusement livré pour être fondu pendant la deuxième guerre.


Bibl. : Association Saône Lorraine, Jean-Ferdinand Monchablon, peintre de la Sâone Lorraine, Revue lorraine populaire, 1984.


[Jean-François Michel]

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