Joseph Léon JACQUOT

[ Saint-Dié (88), 31/10/1821 – Thonon-les-Bains (73), 10/08/1902 ]

général d’artillerie

Commandeur de la Légion d’Honneur (1880).

Biographie vosgienne

1897 — Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve

JACQUOT Joseph Léon.- Né à Saint-Dié le 31 octobre 1821.

Général de brigade d’artillerie, en retraite à Thonon (Haute-Savoie). Commandeur de la Légion d’honneur.

Membre de l’Association vosgienne de Paris.

Entré à l’École polytechnique le 1er novembre 1841, M. Jacquot en sortit le 1er octobre 1843 comme sous-lieutenant élève d’artillerie à l’école d’application de Metz.

Lieutenant le 1er octobre 1845, capitaine le 12 juillet 1849. Chevalier de la Légion d’honneur le 13 août 1857, il fut nommé chef d’escadron le 27 décembre 1861 et devint officier de la Légion d’honneur le 17 avril 1869. Lieutenant-colonel le 20 avril 1872 et colonel le 11 mai 1875, il fut élevé à la dignité de commandeur le 12 juillet 1880.

Promu général de brigade le 30 mars 1881, il a été admis à la retraite le 31 octobre 1883 comptant alors quarante quatre années de services et les campagnes suivantes :
- En 1849, comme lieutenant, siège de Rome à la suite duquel il fut promu capitaine.
- En 1854 et 1856, armée d’Orient comme capitaine en 2e dans une batterie à cheval, et siège de Sébastopol comme capitaine en 1er commandant la batterie de Fuséens à la tête de laquelle il prit encore successivement part :
- En 1856 et 1857, aux expéditions dans la Grande Kabylie, et c’est à la suite du rude assaut d’Ichériden, aujourd’hui Fort-National, le 24 juin 1857, qu’il fut décoré après avoir été cité à l’ordre du corps expéditionnaire.
- En 1859, guerre d’Italie, puis expédition dans le Maroc où il commandait, outre ses Fuséens, l’artillerie de la colonne, ce qui lui valut une nouvelle citation après l’attaque de Beni-Hassan.
- En 1870, chef d’escadron commandant deux batteries du 11e régiment faisant partie de l’armée de Metz, il prit une part active aux batailles de Borny, Rézonville, Gravelotte, Noiseville, etc., et lorsque l’armée dût se retirer sous les murs de la Place, il fût chargé de compléter les défenses et d’assurer l’armement du fort des Bordes dont il eût le commandement jusqu’au jour néfaste de la capitulation.


1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

JACQUOT (Joseph Léon).- Né à Saint-Dié, où son père était un médecin estimé, le 31 octobre 1821, le général Jacquot est un ancien élève de l’École polytechnique, où il entra le 1er novembre 1841 et d’où il sortit sous-lieutenant élève d’artillerie, le 1er octobre 1843.

Lieutenant le 1er octobre 1845, au sortir de l’École d’application de Metz, dans la même promotion que M. de Blignières, futur préfet des Vosges, et que les généraux Tricoche, Minot et de Lajaille, Jacquot fut placé à la 16e batterie du 8e régiment d’artillerie et participa à l’expédition de Rome, du général Oudinot, où il fut cité à l’ordre du jour.

Capitaine d’artillerie, le 12 juillet 1849, au siège de Rome, il commanda la 5e batterie du 16e régiment à cheval ; puis la 4e batterie du 12e régiment monté, et en Crimée la batterie des fuséens ; il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur, le 13 août 1857, en Kabylie. Il fit aussi l’expédition du Maroc et la guerre d’Italie. Chef d’escadron d’artillerie, le 27 décembre 1861, il fut attaché à l’école d’application de l’artillerie et du génie à Metz, puis passa au 11e régiment-monté, et reçut le 17 avril 1869 la croix d’officier de la Légion d’honneur.

A l’armée du Rhin, il commanda l’artillerie de la réserve du 3e corps (11e et 12e batteries du 11e régiment) et combattit avec ses pièces à Borny, à Gravelotte, à Saint-Privat, à Noisseville. Dans les derniers temps du siège de Metz, il commanda le fort des Bordes, puis partit en captivité. Lieutenant-colonel le 20 avril 1872, il fut chef d’état-major de l’artillerie de la 22e division militaire à Grenoble. Colonel d’artillerie, le 11 mai 1875, il commanda le 6e régiment à Valence jusqu’à sa

 

[… sur l’exemplaire consulté, les pages 445-446 sont manquantes !]

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

JACQUOT (Joseph Léon), général de brigade d’artillerie

Saint-Dié, 31 octobre 1821 - Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), 10 août 1902


Fils du médecin François Jacquot et de Thérèse Noël et frère du docteur Félix Jacquot, Joseph Jacquot, après l’école polytechnique où il est admis le 1er novembre 1841, entre à l’école d’application de l’artillerie à Metz le 1er octobre 1843. Lieutenant le 1er octobre 1845, il passe capitaine en 1849, à l’issue du siège de Rome.

En 1854 et 1856, il commande une batterie à cheval, puis au siège de Sébastopol il est à la tête d’une batterie de fuséens qu’il emmène en Grande Kabylie en 1856 et 1857,où il se distingue lors de l’assaut d’Icheriden. En 1859, guerre d’Italie puis campagne au Maroc au cours de laquelle il commande l’artillerie de la colonne. Chef d’escadron en 1861, il est affecté à l’école d’application de Metz, puis au 11e régiment d’artillerie monté.

En 1870, il commande deux batteries du 11e régiment et combat à Borny, Rézonville, Gravelotte puis, lors du siège de Metz par les Prussiens, il assure le commandement du fort des Bordes jusqu’à la capitulation.

Lieutenant colonel en 1872, il est chef d’état major de l’artillerie de la 22ème division, puis commande le 2ème, puis devenu colonel en 1875, le 6ème régiment à Valence. Il est promu général de brigade le 30 mars 1881 et commande l’artillerie du 10ème Corps. Il est admis à la retraite le 31 octobre 1883.

Chevalier de la Légion d’honneur en 1857, il était officier depuis le 17 avril 1869 et commandeur depuis le 12 juillet 1880.

Il a été inhumé à Saint-Dié le 16 août 1902.

Marié à Henning (Meurthe) le 28 décembre 1852 avec Marie-Marguerite Félicité Rousselot (1834-1899), il en eut un fils André (1856-1944), conservateur des eaux et forêts et une fille qui épousera un inspecteur des eaux et forêts.


Bibl. : Jouve.- Dictionnaire biographique des Vosges.
S.H.A.T. Vincennes : dossier Jacquot.


[Albert Ronsin]

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