1897 —
Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve

JACQUOT Joseph Léon.- Né à Saint-Dié le 31 octobre 1821.
Général de brigade d’artillerie, en retraite à Thonon (Haute-Savoie).
Commandeur de la Légion d’honneur.
Membre de l’Association vosgienne de Paris.
Entré à l’École polytechnique le 1er novembre 1841, M. Jacquot en sortit le 1er octobre 1843 comme sous-lieutenant élève d’artillerie à l’école d’application de Metz.
Lieutenant le 1er octobre 1845, capitaine le 12 juillet 1849. Chevalier de la Légion d’honneur le 13 août 1857, il fut nommé chef d’escadron le 27 décembre 1861 et devint officier de la Légion d’honneur le 17 avril 1869. Lieutenant-colonel le 20 avril 1872 et colonel le 11 mai 1875, il fut élevé à la dignité de commandeur le 12 juillet 1880.
Promu général de brigade le 30 mars 1881, il a été admis à la retraite le 31 octobre 1883 comptant alors quarante quatre années de services et les campagnes suivantes :
- En 1849, comme lieutenant, siège de Rome à la suite duquel il fut promu capitaine.
- En 1854 et 1856, armée d’Orient comme capitaine en 2e dans une batterie à cheval, et siège de Sébastopol comme capitaine en 1er commandant la batterie de Fuséens à la tête de laquelle il prit encore successivement part :
- En 1856 et 1857, aux expéditions dans la Grande Kabylie, et c’est à la suite du rude assaut d’Ichériden, aujourd’hui Fort-National, le 24 juin 1857, qu’il fut décoré après avoir été cité à l’ordre du corps expéditionnaire.
- En 1859, guerre d’Italie, puis expédition dans le Maroc où il commandait, outre ses Fuséens, l’artillerie de la colonne, ce qui lui valut une nouvelle citation après l’attaque de Beni-Hassan.
- En 1870, chef d’escadron commandant deux batteries du 11e régiment faisant partie de l’armée de Metz, il prit une part active aux batailles de Borny, Rézonville, Gravelotte, Noiseville, etc., et lorsque l’armée dût se retirer sous les murs de la Place, il fût chargé de compléter les défenses et d’assurer l’armement du fort des Bordes dont il eût le commandement jusqu’au jour néfaste de la capitulation.