Alexandre GUÉNIOT

[ Tignécourt (88), 08/11/1832 – Paris (75), 15/07/1935 ]

médecin, professeur agrégé

Président de l’Académie de médecine. Officier de la Légion d’Honneur (1921).

Biographie vosgienne

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

GUÉNIOT (Alexandre).- Le docteur Guéniot, médecin-accoucheur des plus renommés, est né à Tignécourt, le 8 novembre 1832 ; il fut reçu licencié ès sciences naturelles, devint chirurgien des hôpitaux de Paris et professeur agrégé à la faculté de médecine.

Il a publié de nombreux mémoires sur des sujets d’obstétrique et de chirurgie infantile. Membre de l’Académie de médecine, il fut aussi président de la Société de chirurgie. Le docteur Guéniot est chevalier de la Légion d’honneur depuis décembre 1884.

1897 — Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve

GUÉNIOT Alexandre.- Né à Tignécourt le 8 novembre 1832.

Docteur en médecine.

Licencié ès sciences naturelles.

Chirurgien en chef de la Maternité.

Professeur agrégé de la faculté de médecine de Paris.

Membre de l’Académie de médecine.

Chevalier de la Légion d’honneur (décembre 1884).

Membre de l’Association vosgienne.

Reçu licencié ès sciences naturelles en 1855. M. Guéniot commença ses études médicales à Dijon et vint les compléter à Paris. Interne des hôpitaux de 1858 à 1861, lauréat de la faculté de médecine et deux fois lauréat des hôpitaux de Paris au concours de l’internat en 1860 et 1861, il se fit recevoir docteur par la faculté de Paris le 10 janvier 1862 avec une thèse intitulée : De la scarlatinoïde puerpérale.

M. Guéniot, chef de clinique d’accouchement à cette faculté de 1863 à 1865, devint chirurgien titulaire de l’hospice des Enfants assistés en 1867 et professeur agrégé en 1869. Sa thèse traitant Des luxations coxo-fémorales, soit congénitales, soit spontanées au point de vue des accouchements avec 12 figures intercalées dans le texte, in-8°, lui valut les félicitations du jury.

Pendant le siège de Paris, il organisa plusieurs ambulances et fut médecin chef de celle du quartier de la Glacière. Il fut nommé membre de l’Académie de médecine le 2 mars 1880, en remplacement de M. Jacquemier décédé, et devint chirurgien en chef de la Maternité en 1889.

M. le docteur Guéniot fut élu vice-président de la Société Anatomique de Paris en 1874. Il en faisait partie depuis 1861, comme membre adjoint. Nommé membre titulaire en 1868, il devint membre honoraire en 1873.

Il est ancien président de la société de chirurgie, membre fondateur et ancien président de la société obstétricale et gynécologique de Paris, membre fondateur et ancien président de la société obstétricale de France.

Outre les thèses sus-énoncées, M. le docteur Guéniot a fait paraître successivement :
- Des vomissements incoercibles pendant la grossesse, 1863 ;
- Parallèles entre la céphalotripie et l’opération césarienne, in-8°, 1866 ;
- De la délivrance dans l’avortement, in-8°, 1867 ;
- Des grossesses compliquées et de leur traitement, in-8°, 1867 ;
- De l’opération césarienne à Paris et des modifications qu’elle comporte dans son exécution, in-8°, 1870 ;
- Clinique d’accouchement. Leçons faites à l’hôpital des cliniques par le professeur Guéniot, recueillies par le docteur Chantreuil, in-8°, 1873 ;
- Leçons faites à l’hôpital des cliniques sur les adhérences anormales du placenta, in-8°, 1875, etc., etc.

Mais c’est surtout dans les sociétés dont il fait partie : l’Académie de médecine, la Société de chirurgie et les sociétés obstétricales, que M. Guéniot a montré son activité scientifique, en y multipliant ses communications sur la chirurgie infantile, la gynécologie et l’obstétrique. Une simple énumération de ces travaux dépasserait de beaucoup les limites que nous impose la présente notice. Qu’il suffise de renvoyer le lecteur aux Bulletins et Mémoires de ces diverses sociétés, où toutes ces communications se trouvent intégralement publiées.


1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

GUÉNIOT (Alexandre), membre de l’Académie de médecine

Tignécourt, 8 novembre 1832 - Paris (VIIe), 15 juillet 1935


Dr A. Guéniot, caricature de A. Chanteau (Chanteclair, 1932). Après avoir commencé ses études médicales à Dijon, et y avoir été reçu licencié ès-sciences naturelles, il vient à Paris en 1855 et y est reçu externe des hôpitaux l’année suivante. En 1857, il est reçu interne et devient l’élève de Malgaigne, Voillemier et Danyau. Docteur en médecine en 1862 avec une thèse sur les Éruptions scarlatiniformes des femmes en couches, il devient l’année suivante chef de clinique de Depaul.

En 1865, il est nommé chirurgien des hôpitaux puis, en 1869, professeur agrégé d’obstétrique à la Faculté. Chirurgien de l’hospice des Enfants Assistés en 1867, il y resta 22 ans puis devient chirurgien en chef de la Maternité de 1889 à la fin de 1894. Membre de l’Académie de médecine depuis 1880, il préside la Société de Chirurgie en 1883 et l’Académie de Médecine en 1906.

Parmi ses nombreux travaux, thèses d’agrégation, communications et discussions à l’Académie de Médecine, à la Société de Chirurgie, à la Société d’obstétrique et de gynécologie, il convient de citer ceux relatifs aux Vomissements incoercibles de la grossesse, aux Luxations congénitales de la hanche, au point de vue obstétrical, à l’Opération césarienne, aux Fistules urinaires de l’ombilic, à la Luxation congénitale du genou, aux Rétrécissements cicatriciels du vagin, à l’Excision des gros polypes de l’utérus, etc...

Plus qu’octogénaire, il commence à faire paraître plusieurs études sur les moeurs des oiseaux dans la Revue française d’Ornithologie, puis une étude sur les moeurs de la guêpe. Ne cessant d’écrire jusque dans son extrême vieillissement, il fait paraître, en 1927, un petit volume de Souvenirs anecdotiques et médicaux, en 1928 des Souvenirs parisiens de la guerre de 1870 et de la Commune, enfin en 1932 un petit livre : Pour vivre cent ans qui connut deux éditions. L’Académie de médecine fêta le 8 novembre 1932 le centenaire de son vénéré doyen qui s’éteignit à l’âge de 103 ans.


Bibl. : Philippe (A.).- Aux Vosgiens membres de l’Institut... Hommage du département des Vosges, p. 17-21.


[Pierre Heili]

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