Conseiller général du canton de Neifchâteau (1871-1892). Député des Vosges (1876-1894). Sénateur des Vosges (1894-1909).
1882 —
Annuaire des Vosges / Léon Louis
FROGIER DE PONLEVOY Paul.- Né à Paris, le 9 juillet 1827, propriétaire à Autigny-la-Tour, conseiller général, chef de bataillon du génie en retraite, député sortant, ancien membre de la commission départementale.
Élu pour 4 ans député de l’arrondissement de Neufchâteau le 21 août 1881.
A Paris, rue Las Cases, 23.
[Annuaire 1882, p. 144].
Siège à gauche.
[Annuaire 1886, p. 181].
A Paris, boulevard Saint-Germain, 223.
[Annuaire 1890, p. 166].
Conseiller général du canton de Neufchâteau.
[Annuaire 1890, p. 171].
Député de l’arrondissement de Neufchâteau.
Siège à gauche.
[Annuaire 1892, p. 157].
Député de l’arrondissement de Neufchâteau.
Membre du conseil supérieur de l’agriculture.
[Annuaire 1894, p. 151].
1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
PONLEVOY (Paul Marie Placide Frogier de).- Né à Paris le 9 juillet 1827, fils d’un sous-intendant militaire en retraite à Autigny-la-Tour, il fut reçu élève de l’École polytechnique en 1846, en sortit sous-lieutenant du génie, le 28 mai 1848 i et après deux ans à l’École d’application de Metz, il fut promu lieutenant du génie, le 28 mai 1850, et placé à l’état-major de l’arme.
Capitaine du génie le 23 janvier 1854, il fut employé en Algérie, à Strasbourg, placé à l’École polytechnique, puis aide de camp du général de division Vialla, qu’il accompagna au Mexique et fut nommé chevalier de la Légion d’honneur le 12 août 1863.
Chef de bataillon du génie, le 28 mai 1870, il servit à l’armée du Rhin, puis fut attaché au bureau militaire de la délégation de la Défense nationale à Tours et à Bordeaux. Chef du génie à Brest, après la guerre, il prit sa retraite en 1873.
Conseiller général des Vosges pour le canton de Neufchâteau, le 8 octobre 1871, il a été constamment réélu en 1874, en 1880 et en 1886. Le 5 mars 1876, au scrutin de ballottage, il a été élu député des Vosges pour l’arrondissement de Neufchâteau, par 8 354 voix contre 5 558 voix à Aymé ; au premier tour de scrutin, 20 février 1876, il avait obtenu 6 277 voix contre 7 700 partagées entre Aymé et M. Contaut ; ce dernier se désista en sa faveur.
A la Chambre, M. de Ponlevoy siégea à la gauche républicaine et fut l’un des 363 députés qui refusèrent leur approbation à l’acte du 16 mai. Réélu député des Vosges, le 14 octobre 1877, par 8 905 voix contre 5 270 à Aymé, il a été réélu, également par l’arrondissement de Neufchâteau le 26 août 1881, par 9 009 voix, cette fois sans concurrent.
Le 4 octobre 1885, il a été élu, au scrutin de liste, député des Vosges, le deuxième sur six, par 46 480 suffrages.
1897 —
Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve

FROGIER DE PONTLEVOY Paul.- Né à Paris le 9 juillet 1827.
Sénateur des Vosges.
Propriétaire du château d’Autigny-la-Tour.
Membre du conseil supérieur de l’agriculture et de la commission de surveillance de la maison de Jeanne d’Arc.
Chevalier de la Légion d’honneur. Décoré de la valeur militaire de Sardaigne.
Ancien élève de l’École polytechnique, M. Frogier de Ponlevoy fit un long séjour en Afrique, puis il prit part à la campagne d’Italie. Lors de la guerre contre l’Allemagne, il prit part dans l’armée de l’Est aux batailles qui furent livrées pour la défense de notre territoire. Après la guerre, il participa aux travaux de la défense nationale. En 1873, il demanda sa mise à la retraite qu’il obtint la même année ; il était alors chef de bataillon.
En 1876, il se présenta pour la première fois comme candidat à la députation, avec un programme républicain dans lequel il demanda entre autres le dégrèvement de l’impôt foncier, la suppression des tarifs de pénétration et la révision des traités de commerce. Il se prononça également pour le maintien de la Constitution, la stabilité ministérielle et de l’affermissement de la République, par une politique de paix et de conciliation.
Il fut élu dans 1’arrondissement de Neufchâteau avec une assez forte majorité. Constamment réélu depuis, il posa sans succès sa candidature aux élections sénatoriales du 4 janvier 1891 ; il fut plus heureux à l’élection qui eut lieu dans ce département le 25 février 1894 pour pourvoir au remplacement de M. Albert Ferry, décédé. Il fut élu sénateur des Vosges par 728 voix.
Originaire de l’Anjou, le père de M. Frogier de Ponlevoy était commissaire des guerres et son grand-père, lieutenant-colonel du régiment d’Anjou.
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
FROGIER DE PONLEVOY (Paul Marie Placide), officier, député puis sénateur des Vosges
Paris, 9 juillet 1827 - Paris, 21 janvier 1915
Fils d’un sous-intendant militaire qui possède le château d’Autigny-la-Tour, Paul Frogier entre à l’école polytechnique en 1846 et en sort dans l’arme du génie avec le grade de sous-lieutenant le 28 mai 1848. Promu lieutenant au sortir de l’école d’application de Metz le 28 mai 1850, il est affecté à l’état-major du génie.
Capitaine le 23 janvier 1854, il sert en Algérie, à Strasbourg, à l’école polytechnique, puis au Mexique comme aide de camp du général Vialla. Chef de bataillon le 28 mai 1870, il est envoyé à l’armée du Rhin puis, après le 4 septembre, attaché au bureau militaire de la délégation de la Défense Nationale à Tours et Bordeaux. Il est ensuite chef du génie à Brest et prend sa retraite en 1873.
Depuis le 8 octobre 1871, il est conseiller municipal de Neufchâteau et conserve son siège jusqu’en 1892. Candidat républicain, il est élu à l’Assemblée Nationale le 20 février 1876. Il siège avec la gauche républicaine, vote contre le ministère de Broglie et signe avec son groupe le manifeste des 363 contre Mac-Mahon. Réélu le 14 octobre 1877, le 21 août 1881, le 4 octobre 1885, le 22 septembre 1889 et le 20 août 1893, il s’inscrit à l’Union républicaine, vote les lois sur l’enseignement, soutient constamment les ministères républicains dont celui de Jules Ferry. Il vote les poursuites contre le général Boulanger et se prononce énergiquement pour le protectionnisme. Le 25 février 1894, il est élu sénateur au siège devenu vacant par la mort de Jules puis d’Albert Ferry. Il est réélu sénateur le 28 janvier 1900 et ne se représente pas en 1909.
De 1894 à 1909, il se consacre surtout aux problèmes de sa région. Vivement intéressé par l’horticulture, il est membre du Conseil supérieur de l’agriculture.
Il était chevalier de la Légion d’honneur depuis le 12 août 1863.
Bibl. : Dictionnaire de biographie française, publié sous la dir. de M. Prévot, Roman d’Amat, H. Tribout de Morambert, Paris, Letouzey (lettres A-H parues de 1928 à 1989), tome XIV, col. 1332.
Robert.- Dictionnaire des parlementaires français 1789-1889, tome III, p. 78.
Jolly.- Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome V, p. 1745.
Bouvier.- Biographie générale vosgienne, p. 490.
[Albert Ronsin].