Naissance le 20 août à Rupt-sur-Moselle (Vosges). Il est le fils d’un laboureur, brigadier forestier, commandant la Garde nationale.
1805
Après des études à l’école secondaire de Remiremont (futur collège Jules-Méline), il entre dans l’administration des Droits réunis (les "Indirectes" d’aujourd’hui) à Épinal.
1809
Il est nommé à Valence, puis à Gap (Hautes-Alpes). Il assiste en Italie l’inspecteur général des départements du Premier Empire situés au-delà des Alpes.
1814
Retour à Gap.
1815
Révoqué après les Cent Jours en raison de ses opinions bonapartistes, il part pour l’Angleterre : pendant quatorze ans, il devient précepteur des enfants d’une famille, avec laquelle il voyage beaucoup.
1830
Après les événements de juillet, il rentre à Paris où il est nommé chef de bureau au ministère des Finances, chargé des études statistiques, place qu’il conservera jusqu’à son décès.
1835
Le 4 juin, à l’Hôtel de Ville de Paris, la Société française de statistique universelle lui décerne sa grande médaille d’honneur.
Il entre en franc-maçonnerie. Il collabore au bulletin de la Société de géographie présidée par son ami, le navigateur Dumont d’Urville, qui donne son nom à des îles découvertes au cours de son troisième voyage autour du monde (1837-1840) : les "îles Montémont".
1842
Le 28 décembre, avec Nicolas Garcin, un autre Vosgien, il rassemble les Vosgiens de la capitale dans les salons d’un restaurant de la rue Saint-Honoré. Devant les 38 convives où figurent le duc de Choiseul, Louis Buffet et Boulay de la Meurthe, il chante pour la première fois la Vosgienne, qu’il propose comme hymne du département. La tradition des dîners se perpétuera.
1846
Il préside le Caveau, société littéraire parisienne dont il fut membre fondateur en 1834.
1848
Une délégation, à la tête de laquelle se trouvent Boulay de la Meurthe et Albert Montémont, se rend à l’Hôtel de Ville de Paris pour demander au maire de rendre à la place des Vosges le nom qu’elle a perdu sous la Restauration.
1850
Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur.
1861
Décès à Paris le lundi 31 décembre. Les obsèques ont lieu le 2 janvier en l’église de la Madeleine, il est inhumé au cimetière Montmartre.
Lire La Vosgienne.
Page réalisée d’après Les Vosgiens célèbres, et Évelyne Jamin : J.-F. Pellet, le Barde des Vosges, contribution à une édition critique (mémoire de maîtrise, Université de Nancy 2, 1985).