Cimetière aux étoiles

 
 
  • Pierre Pelot
  • 1999 | 156ème roman publié
  • Noir | Jeunesse
 

Date et lieu

En 1990, dans le cimetière d'un village.

Sujet

"Un peu que c'est mon père, dit Kiki. Je l'ai reconnu tout de suite. Qu'est-ce qu'il fichait là, en pleine nuit, dans ce cimetière ?
- Et toi ? renvoya un peu sèchement Béguinette. Qu'est-ce que tu fais là ?
"

Ce ne sont pas les morts qui sont inquiétants dans ce cimetière. Un homme, bien vivant, se déplace entre les tombes, avant de s'arrêter devant l'une d'entre elles. Cet homme, c'est le père de Junior Pierrot. Et la tombe, celle d'une jeune fille assassinée quinze ans plus tôt , et dont on n'a jamais retrouvé le meurtrier. Pourquoi est-il là ? Quel lien avait-il avec la morte ? (4ème de couverture, 1999).

 

Éditions

Couverture de Jacques Ferrandez.

  • 1ère édition, 1999
  • Paris : Syros, novembre 1999 [impr. : 11/1999].
  • 17 cm, 92 p.
  • Illustration : Jacques Ferrandez (couverture).
  • (Souris noire poche ; 39).
  • ISBN : 2-84146-765-1. Collection dirigée par François Guérif.
  • Prix : 29,00 F.
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  • 2ème édition, 2013
  • Paris : éditions Bragelonne, 14 octobre 2013.
  • (Bragelonne Classic).
  • Livre numérique.
  • 36 p.
  • ISBN : 978-2-8205-0977-2.
  • Entraîné par son amie Béguinette, Junior Pierrot se retrouve un soir à errer dans le terrifiant cimetière du village… Mais plutôt que l’apparition d’un spectre, il assistera à celle de son père, debout devant une tombe. Et pas n’importe quelle tombe : celle d’une jeune fille assassinée des années plus tôt, et dont on n’a jamais retrouvé le meurtrier. Quel lien le père de Junior Pierrot peut-il bien avoir avec cette fille ?
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    Première page

    Des milliards d'étoiles scintillaient sous la voûte du ciel immense, exactement comme dans le livre sur L'Univers et ses mystères, de tante Edith.

    Il n'y avait pas un nuage. C'était une nuit d'été sans lune, pourtant claire.

    - Il a peur, il a peur, chantonnait Béguinette, à voix basse et entre ses dents.

    Si un renard avait pu sourire, se disait Junior Pierrot, il ne s'y serait pas pris différemment. Il était rudement satisfait de n'être pas l'objet des sarcasmes de la fille, pour une fois. Tant pis pour Kiki, et chacun son tour.

    - C'est même pas vrai que j'ai peur ! protesta lamentablement Kiki, d'une voix qui se voulait vaillante.

    Une voix qui avait baissé de trois tons au moins entre les premiers mots de la phrase et les derniers, à peine plus gaillards qu'un murmure étranglé.

    Le sourire impitoyable de Béguinette s'élargit, pour bien montrer qu'elle n'était pas dupe, puis elle en fit une grimace, tordant la bouche, tandis qu'elle poussait la porte du cimetière. Elle fixait sur Kiki un regard qu'on eût dit incapable de se poser ailleurs - comme s'il l'attirait, l'aspirait, par sa seule présence et à son corps défendant. Il avait beau, lui, regarder n'importe ou, ça n'y changeait strictement rien. Du reste, il ne regardait pas ailleurs.

    La porte s'entrouvrit ce qu'il fallait, sans grincer, sans pousser le plus petit gémissement, contrairement à ce qu'avait l'air de redouter Béguinette.

    C'était une haute et lourde grille, avec de gros barreaux et des barres transversales carrées, des plaques de tôle en bas et des trucs torsadés en haut, sans parler des pointes au bout des barreaux. Elle comprenait deux vantaux et deux panneaux fixes.

    Fermée, la porte n'était certes pas plus infranchissable que les murs d'enceinte en grosses pierres, mais le tout dessinait un ensemble impressionnant. Surtout quand on savait que derrière cette porte et ces murs il y avait un cimetière. Et surtout la nuit. Même si en réalité la porte n'était jamais fermée à clef, ses gonds toujours graissés soigneusement par Anglio, le chef des ouvriers communaux.

    - Allez, entre, ordonna Béguinette en s'écartant.

    - Et pourquoi moi ? fit Kiki.

     

    Revue de presse

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    Page créée le lundi 17 novembre 2003.