Sur la piste des Rollmops

 
 
 

Date et lieu

De nos jours, dans "un monde quasiment semblable au nôtre, encore qu'un chouïa décalé"...

Sujet

C'est une aventure qui démarre mal pour Gilbert Lafolette - alias "le Barbant", fils adoptif de Konnar le Grand. Nous le retrouverons un matin, en pleine rage de dents. Il est là, à se tordre comme un ver sur sa couche défaite, ce qui n'est pas peu dire, tous ceux qui ont déjà vu un ver se tordre sur sa couche défaite savent de quoi il retourne.

Il en est à envisager le recours à un Magicien, quand Nitro, porte-parole de Konnar, se pointe. Et c'est ainsi que tout commence. Ça donne une idée de comment ça peut finir. (4ème de couverture, 1991).

 

Éditions

Couverture de Vatine.

  • 1ère édition, 1991
  • Paris : Fleuve Noir, janvier 1991 [impr. : 12/1990].
  • 18 cm, 183 p.
  • Illustration : Vatine (couverture).
  • (Anticipation ; 1796).
  • ISBN : 2-265-04440-7.
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    Couverture de Jean Solé.

  • 2ème édition, 2006
  • in Konnar le Barbant, la collection intégrale
  • Paris : Éditions Bragelonne, septembre 2006.
  • 20 cm, 448 p.
  • Version intégrale et révisée
  • Illustration : Jean Solé (couverture).
  • ISBN : 2-35294-002-8.
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  • 3ème édition, 2012
  • Paris : éditions Bragelonne, 27 août 2012.
  • Livre numérique.
  • 90 p.
  • ISBN : 978-2-82050-567-5.
  • Le Grand Konnar est un vieux héros qui s'ennuie. Il s'ennuie parce qu'au pays des héros, il ne se passe plus grand-chose d'excitant. Pour rompre la monotonie de sa vie de héros retraité, konnar décide d'organiser un concours pour recruter des petits nouveaux hors du pays des héros. Par un hasard surprenant, c'est Gilbert Lafolette qui va remporter ce concours. Pourquoi est-ce surprenant ? Parce que Gilbert est un ringard avec les oreilles en chou-fleur et la carrure d'une allumette... Il faudra une bonne dose de gags pour que Pelot en fasse Konnar le Barbant, nouveau fils adoptif du Grand Konnar ! Découvrez l'intégrale des aventures de Konnar en cinq volumes irresistibles !
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    Première page

    Où l'on retrouve Gilbert le Barbant (Lafolette pour l'état civil), monté en grade et devenu fils pratiquement adoptif et spirituel du Grand Konnar. Et si on le retrouve, c'est que sa présence est la moindre des choses au départ de ses nouvelles aventures. Autrement dit : PREMIER CHAPITRE

    D'accord, nous retrouvons Gilbert, mais juste le temps pour lui de nous dire un mot :

    -'alut.

    Parce que nous tombons plutôt mal, à un mauvais moment, en pleine rage de dents. A moins qu'il ne s'agisse d'une migraine. Bref, une de ces saletés qui vous rendent tout à fait indisponible à tout et à tous, n'importe quoi et n'importe qui, du dernier tremblement de terre en vadrouille sur les cimes de l'échelle de Richter à Madonna la Mythique. C'est dire. Alors, nous autres, en comparaison…

    Bon, c'est vrai, nous n'avons tout simplement pas le pot de prendre le Barbant en marche à ce moment-là. C'est un manque de préparation, ou plutôt d'habitude. Non pas un manque d'habitude (ne charrions pas, cher Lecteur, si vous le voulez bien, merci), mais plus exactement une perte d'habitude. Nous expliquons rapidos : mine de rien, nous flottons ici, Narrateur et Lecteur, en pleine magie, au cœur soyeux d'un sortilège, dans le giron douillettement cotonneux du Temps. Lequel Temps, sa majuscule en bataille, n'a très simplement pas coulé à la même vitesse pour les deux partis en action : toi, Lecteur, et nous, autre, là, Narrateur. Pas le même temps qui sépare la lecture de la précédente - et première - aventure du Barbant - Gilbert Lafolette - de celle-ci, dans laquelle nous voilà engagés corps et âmes, et la narration desdites deux aventures. Ah-Ah. Oui-oui-oui. Dans le premier cas, quelques semaines, quelques mois, au pire. Dans le second - putain ! - une quasiment dizaine d'années. Ce qui explique que nos cheveux blanchissent et que le nombre soit de plus en plus peuplé de jeunes filles.

    Mais bref. Tout ça pour en revenir à cette perte d'habitude, donc, dans la bonne manière de retrouver un héros et de s'immiscer dans son intimité. Oui, bon. Pour tous ceux dont l'esprit mal tourné réduit à rien la capacité de compréhension, nous nous devons de nous enfoncer plus avant dans la digression explicative. Ne t'en prends, Lecteur, qu'à ceux d'entre toi qui saisissent un bouquin en pensant à autre chose, comme on attrape une pomme dans le compotier, ou je ne sais quoi.

    Invitons ceux qui ont tout compris depuis belle lurette à poursuivre la lecture à grands pas ou à sauter carrément une page ou deux (nous suggérons au pif), quitte à revenir en arrière (mais ça nous étonnerait). Invitons, en somme, ceux qui le veulent à faire ce qu'ils veulent.

    Pour les autres, qu'à l'inverse des jugements radicaux fort courus parmi la jeunesse d'aujourd'hui nous nous abstiendrons de déclarer "nuls" (et quoique en ces périodes caniculaires, il soit reconnu à la jeunesse une fraîcheur d'opinion tout ce qu'il y a de super-sympa) - et crac ! nous ne savons plus où s'en allait cette phrase. Ah si. Pour les autres, disions-nous, à qui il faut tout expliquer, expliquons donc, c'est après tout notre boulot de Narrateur.

     

    Revue de presse

    L'Année de la fiction 1991

    Polar, S.-F., fantastique, espionnage, Encrage, Amiens, 1992. Page 245, Francis SAINT-MARTIN

    Gilbert Lafolette, héros bien connu des lecteurs, répond, quoique souffrant, à la convocation de son père adoptif, le Grand Konnar. Un voisin, le prince Moketh, l'a sollicité pour une mission délicate : son fils Bernard vient de fuguer vers les pays de la Bordure et, en principe, seul un héros est capable de le retrouver. Le Grand Konnar pense aussitôt à son fils adoptif pour cette quête.

    Gilbert se retrouve vite sur la piste, la ronchonne mais fidèle épée Cinglante au côté et en compagnie de son cousin, Jacky-Marc. Seul de tous les héros-postulants, il a été volontaire pour l'accompagner et, chemin faisant, il explique à Gilbert pourquoi Bernard s'est enfui de chez ses parents. Bien que très apprécié par la gent féminine, le jeune homme, poussé par quelque pulsion maligne, a témoigné un intérêt bien peu viril pour le précieux Jacky-Marc qui le lui a rendu de bon cœur. Ne pouvant se contrôler davantage, il n'a dû la paix de ses sens qu'à une prompte fuite vers notre bonne vieille Terre.

    Les deux amis parviennent à la cabine téléphonique qui fait office de passage camouflé à destination de la France. Dès qu'elle les libère, nos deux héros se retrouvent en pleine rue, à Paris.

    Là, Jacky-Marc, faisant appel à ce qu'il faut bien appeler intuition féminine, retrouve la trace du fugueur. Ce dernier, fort de son gabarit et de son entraînement de héros, est devenu "roadie" d'un groupe de rock'n'roll, les Rollmops ; mais, pire encore aux yeux de Jacky-Marc, il est tombé amoureux fou de la belle et sexy Priscilla, la chanteuse, et n'ambitionne rien moins que de vivre anonymement et maritalement à ses côtés. Voilà qui pose un sérieux problème à Gilbert pour la réussite de sa mission.

    Jacky-Marc est catastrophé, mais son amour sera le plus fort. Grâce à un habile stratagème et à l'intervention décisive et magique de Cinglante, les deux héros ramènent la belle chanteuse, en compagnie de son chevalier servant, vers leur monde d'origine. Enfin, c'est la version qu'ils donnent au fugueur. En réalité, ne pouvant décider, par la magie, l'authentique à les suivre, c'est l'esprit de Jacky-Marc qui a été transféré dans le corps de Priscilla ; le jeune homme ne demandant pas mieux que de se sacrifier pour son bel ami.

    Les Rollmops, par contre, sont plutôt fâchés. Leur chanteuse si sexy s'est retrouvée dans un corps body-buildé de culturiste. Gay, certes, mais pas vraiment féminine!...

     

    Page créée le vendredi 14 novembre 2003.