Mal Iergo le dernier

 
 
 

Date et lieu

Dans un futur lointain, sur la planète Targa…

Sujet

C'est dans une des villes-tavernes de Targa la Maudite que l'aventure commence, pour Mal Iergo. Targa, planète perdue, planète tabou d'un inquiétant système solaire. Targa, sur laquelle se retrouvent tous les déchets, tous les parias de toutes les races, les trafiquants de toutes sortes…

Et qui est Fayol Rhaa, l'horrible "chose qui vit" ? Pourquoi s'est-il exposé toute une vie durant aux terribles radiations de Targa ? L'histoire qu'il conte à Mal Iergo est-elle vraie ? Et cette course au trésor ne cache-t-elle pas quelque chose de plus terrifiant encore ? Cette course, qui va mener Mal Iergo, le dernier de sa race, à travers les territoires maudits de Targa, vers un destin inéluctable… (4ème de couverture, 1972).

 

Éditions

Couverture de Gaston de Ste-Croix.

  • 1ère édition, 1972
  • Paris : Fleuve Noir, III/1972.
  • 18 cm, 234 p.
  • Illustration : [Gaston de Ste-Croix] (couverture).
  • (Anticipation ; 519).
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    Couverture Vloo, Young Artists.

  • 2ème édition, 1979
  • Paris : Fleuve Noir, II/1979.
  • 18 cm, 218 p.
  • Illustration : Anonyme / Vloo, Young Artists (couverture).
  • (Super luxe Les Lendemains retrouvés ; 68).
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  • 3ème édition, 2014
  • Paris : éditions Bragelonne, 9 juin 2014.
  • (Bragelonne Classic).
  • Livre numérique.
  • 136 p.
  • ISBN : 978-2-8205-1594-0.
  • Mal Iergo est le dernier de sa race. Fuyant pour survivre, il arrive sur Torga la Maudite, planète de parias où la vie des êtres qui la peuplent est infâme. Au milieu des radiations dues à la guerre nucléaire qui a ravagé Torga, Mal Iergo va se mettre au service de Fayol Rhaa, sorte de mort-vivant à la recherche du trésor des Crayors, premiers habitants de la planète. Accompagnés par deux représentants d’étranges espèces, Mal Iergo et Fayol Rhaa partiront en quête d’une récompense qui s’avérera bien différente de ce qu’ils attendaient...
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    Première page

    Tous les bouges de Targa se ressemblent. Ils ne sont pas des tavernes dans une ville, ils sont la ville entière. Les plus monstrueux sont sans nul doute ceux des anciens ports spatiaux. Mai reste bien peu de ports spatiaux sur Targa.

    En revanche, on trouve encore d'innombrables villes-tavernes, sur les six continents. Galeuses, elles tachent la jungle, ou bien elles sont comme de sales excroissances sur le bord des fleuves, ou bien encore elles se dressent, telles de longs champignons plats, dans les déserts et les montagnes sèches.

    A présent, les long-courriers réguliers évitent soigneusement Targa la Maudite. C'est ainsi depuis longtemps, il est vrai. C'est ainsi depuis la catastrophe, mais personne, dans les peuples galactiques, n'est assez vieux en âge pour se lever et dire : "J'ai vu, je vivais quand s'est produite la catastrophe". Personne. La catastrophe a explosé il y a bien longtemps.

    Il faut être fou, pour poser son vaisseau sur l'aire rongée d'un vieux port spatial de Targa. Être fou, ou ne savoir où fuir, se cacher. Il faut vouloir vivre à tout prix. La dernière chance que l'on brûle, c'est Targa.

    Targa la Maudite. Troisième planète d'un quelconque système solaire, perdu dans le grand tourbillon d'une gigantesque galaxie…

     

    Revue de presse

    Fleuve Noir informations

    Septembre 1972

    C'est dans une des villes-tavernes de Targa-la-Maudite, que l'aventure commence, pour Mal lergo.

    Targa, planète perdue, planète tabou d'un inquiétant système solaire. Targa, sur lequel se retrouvent tous les déchets, tous les parias de toutes les races, les trafiquants de toutes sortes…

    Et qui est Fayol Rhaa, l'horrible "chose qui vit" ? Pourquoi s est-il exposé toute une vie durant aux terribles radiations de Targa ? L'histoire qu'il conte à Mal lergo, est-elle vraie ? Et cette course au trésor ne cache-t-elle pas quelque chose de plus terrifiant encore?

    Cette course, qui va mener Mal lergo, le dernier de sa race, à travers les territoires maudits de Targa, vers un destin inéluctable...

     

    Sport moto

    Novembre 1972

    C'est un bouquin de la collection Anticipation Fiction du Fleuve Noir. On s'aperçoit vite que tout ce qui ressort de la science-fiction (planètes, êtres, phénomènes) n'est qu'un décor plutôt mince et sans grande imagination mis en place pour que le héros, dernier de sa race poursuive une aventure qui le mènera à un destin extraordinaire. On ne s'ennuie pas trop. C'est fait comme un western, course au trésor, avec péripéties, comparses, qui s'opposent étrangement. Pour la chute de son histoire, l'auteur utilise la théorie des mondes parallèles. Cela nous surprend presque.

    Si vous êtes un passionné de science-fiction, vous serez déçus. Si vous voulez passer un moment, cela peut aller.

     

    Fiction

    N° 305, janvier 1973, p. 137. Denis PHILIPPE

    Avec Mal Iergo le dernier, Pierre Suragne, jeune auteur de vingt-cinq ans, confirme les promesses que son premier roman, La Septième saison, laissait entrevoir. Plus question cette fois de brûlants problèmes comme la pollution ou le colonialisme, mais un space-opera solidement taillé dans le moule archétypal des récits américains de l'Age d'Or. Le décor : Targa, une planète rongée de radiations à la suite d'un ancien conflit nucléaire, où le temps de survie est limité, mais où se rencontrent tous les parias de la galaxie. Le héros : Mal Iergo, un des rares survivants (le dernier peut-être) d'un autre monde, Pha, autrefois puissant, mais dont la population a été massacrée. Être humanoïde en apparence, mais télépathe et ayant une morphologie d'insecte, Iergo, qui a perdu tous ses crédits dans les bouges de la planète maudite, se met au service de Fayol Rhaa, épave vivante que les radiations tuent à petit feu, qui convoite un mystérieux trésor caché au fond d'une jungle inaccessible et ayant appartenu aux Crayors, premiers habitants de la planète.

    Le roman nous fait suivre les péripéties de l'expédition, qui regroupe, outre le cadavre vivant et Mal lergo, un grand chien bleu qui se révélera être plus qu'un animal, et un Locksien, Phyrgom, brute aux chairs grises et au cerveau épais. Le récit, volontairement linéaire, est très bien monté et sait faire la part entre les embûches naturelles, animales et humaines, et les conflits psychologiques qui éclatent entre Fayol Rhaa et Mal Iergo, chacun cherchant à se débarrasser de l'autre une fois atteint le but de l'expédition. Le trésor convoité se révèle d'ailleurs bien différent de ce que le Phasien Iergo imaginait, et ce serait frustrer le lecteur frustrer le lecteur que de raconter la fin dramatique de l'aventure, qui peut au demeurant donner lieu à une suite.

    Si ce second roman de Pierre Suragne n'est pas aussi original, quant à ses thèmes, que le premier, et s'il n'y a, pour le chroniqueur de service, pas grand chose à en dire, la note attribuée se situe pourtant nettement au-dessus de la moyenne du Fleuve Noir : l'auteur est à classer à côté de G. J. Arnaud (avec qui il est pour l'instant à égalité de volumes et de talent), sur la ligne de départ de ces jeunes loups (ou jeunes zorls) de la série Anticipation.

     

    Chroniques internationales de police

    N° 114, janvier 1973. CRITIAS

    Une aventure extraordinaire qui se joue entre deux êtres dont l'un a deux corps. Ce sont donc trois personnages à la recherche d'un trésor qui se révèle d'une tout autre nature que celle escomptée par Mal lergo.

    La lutte se situe plus souvent sur le plan psychique que physique bien que les incidents de parcours ne manquent pas.

    Ce récit est riche d'inventions et la fin se révèle d'une originalité inattendue.

     

    Espaces libres

    Magazine de l'association amiénoise de Science-Fiction. N° 5, septembre-octobre 1979. Régis TYTGAT, p. 32

    Réédition du deuxième roman de Pelot-Suragne paru au Fleuve noir... Il s'agit d'un space-opera : Mal-Iergo, dernier descendant d'une race d'insectes humanoïdes, part à la recherche d'un "trésor" sur la planète Targa-la-maudite.

    Il est accompagné par une brute adipeuse et cupide, un Targanéen rongé par les radiations, et un mystérieux chien bleu. Une surprise l'attend au bout de sa quête mouvementée...

    Certes, le thème est banal, mais Suragne le renouvelle de façon intéressante et surtout ne laisse aucun répit à son lecteur. Le style particulièrement efficace et rugueux porte la trace des dizaines de récits western, le genre précédemment traité par l'auteur.

    Un roman nullement indigne de celui qui a signé Le Sommeil du chien, et une preuve de l'utilité du Fleuve noir.

     

    L'Année 1979-1980 de la science-fiction et du fantastique

    1980. D.G., p. 159

    Quittant les bouges de Targa la Maudite, Fayol Rhâ "la chose qui vit", Phyrgon le Loksien et Mal Iergo le Dernier des Phasiens, partent à la recherche des fabuleuses richesses de Crayor. Mais les montagnes d'Agur cachent un terrifiant secret. Un Suragne mineur, mais fertile en rebondissements. Plaisant.

     

    La Liberté de l'Est

    14 février 1995. Raymond PERRIN

    Pierre Pelot : un maître reconnu de la science-fiction et du fantastique français

    [...] L'homme est-il un loup pour l'homme ?

    Après le dialogue cru possible entre générations, entre civilisations, apparaît une lutte plus âpre, apparentée à l'instinct de survie, dans un monde où il faut ruser pour subsister.

    Mal Iergo, le dernier de sa race massacrée, mercenaire d'un humanoïde au corps d'insecte, perd son corps dans l'entaille du temps et de l'espace où finit une expédition pathétique. [...]

     

    Page créée le dimanche 12 octobre 2003.